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La joie et l’optimisme: d’excellents compléments à la médecine pour favoriser une guérison

    Je viens de vivre un évènement douloureux corporellement. Le coronavirus s’est dit : « Tiens, allons visiter cette femme ».

    Malgré la fatigue, l’anosmie (perte d’odorat), l’agueusie (perte de goût) et d’autres désagréments, quand nous n’avons pas de fragilité supplémentaire, ce coronavirus n’est qu’un mauvais moment à passer. Bien soigné et suivi par notre médecin, on peut même rester chez soi.

    Mais quand une fragilité déjà existante se réveille avec ce sacré virus, votre quotidien se retrouve bouleversé.

    Aujourd’hui, je souhaite vous partager mon expérience, en espérant qu’elle vous apporte une aide, un soutien, des éléments de réflexion. En tout cas cela m’aide beaucoup de vous livrer ce témoignage, merci à vous !

    Un terrain favorable au COVID-19 mais pas à la morosité

    Je suis sensible aux embolies pulmonaires. J’en ai fait une au 15ème jour de la maladie, beaucoup plus sévère et douloureuse que celle que j’avais faite il y a deux ans.

    Résultat : urgences, hospitalisation, oxygène, bilan sanguin, piqûres, perfusions, plus d’appétit, un corps qui se déchire… Bilan ? Douleurs et incertitude de la vie.

    Mais j’ai décidé de dire STOP.

    J’ai une croyance qui guide ma vie depuis si longtemps maintenant qu’elle m’a aidée à vite reprendre espoir et à me sortir de ce cercle vicieux de l’angoisse et du stress.

    Je déteste souffrir. La mort fait partie pour moi de mon parcours de vie, donc elle ne m’effraie pas, elle m’agace juste parce qu’elle pourrait interrompre mes actions.

    Et, surtout, je cultive la joie, l’optimisme et la foi dans la vie, dans le quotidien.

    Il y a quelques années, j’étais salariée dans une grande entreprise et l’on me qualifiait de Bisounours, de naïve, de rêveuse. Mais c’est tout le contraire ! Cette attitude m’a permis de surmonter beaucoup d’obstacles très douloureux de ma vie et d’être cette femme authentique que je suis aujourd’hui.

    La joie et l’optimisme font partie de ma vie.

    Sourire, méditer, chanter : des remèdes redoutablement efficaces !

    C’est pour cela que j’en ai fait un métier : parce qu’il est essentiel pour moi de vivre dans la joie, de la partager, d’initier et de sensibiliser les autres à en faire un acte de vie.

    Passée la surprise de l’annonce de mes problèmes physiques, mon être profond, ma foi très forte en la vie et la joie ont repris le dessus.

    Que s’est-il passé en moi ? J’ai souri, j’ai médité, j’ai pris soin de mon corps, j’ai chanté, j’ai ri !

    Sourire : je souris à la vie, le soleil inonde ma fenêtre, je souris à la vie. Ce sourire irradie dans l’ensemble de mon cœur, de mon corps, il rayonne jusqu’à ma voisine de chambrée et atteint le si merveilleux personnel soignant et d’entretien.

    Méditer : je pratique la méditation du rire et la méditation silencieuse. Pendant cette hospitalisation, la médiation du rire n’était pas longue, car encore fatigante corporellement. En revanche, la méditation silencieuse fut une merveilleuse source de joie. Entendre le bouillonnement de mon sang, les caillots de sang effleurer la plèvre, ma respiration s’approfondir, mes intestins chanter, les bruits environnants, le chant des oiseaux… tous ces signes de vie !

    L’automassage : je me suis surprise à beaucoup masser ma poitrine, source de ma douleur et aussi berceau de ce cœur et ces poumons si importants à ma vie. Puis, une fois la perfusion retirée, je suis allée m’occuper avec amour de mes jambes enfermées dans leur bas de contention. M’offrir de la douceur, de l’amour et surtout ce toucher si important à l’humain, cela me fait penser à un texte de Spinoza que je vous partage ici. Le corps, quand il est nourri du toucher, de cet amour, il nous porte et nous met en joie.

    J’en profite pour rappeler la grande difficulté des personnes en EHPAD ou hospitalisées, en manque de toucher, de caresses, de main dans la main. D’ailleurs, dans le service pneumologie de l’hôpital Mignot où j’étais accueillie, le personnel soignant massait souvent les patients.

    Le chant et la musique bien sûr ! Le chant, la voix : exprimer sa douleur, son angoisse mais aussi son envie de vivre par la voix, magnifique témoin de notre être et canal de communication vers l’extérieur, vers les autres. Libératrice de notre être. Chanter fait du bien, même si ce n’est qu’un chant murmuré.

    Ma voisine de chambrée était une personne handicapée et seule, donc très inquiète, anxieuse. Au fil des jours, j’ai fait un peu de musicothérapie avec elle, elle reprenait confiance, s’exprimait plus. Puis nous avons chanté ensemble. Je partage ce moment merveilleux avec vous, où elle a pris confiance et chantait de plus en plus fort. Soutenues par les médecins, chanter a été salutaire pour nous deux, nous étions remplies de vibrations de bien-être.

    Et si le rire pouvait nous aider à guérir ?

    Ma recette de l’optimisme ne peut se faire sans le rire, si cher à mon cœur. Ce rire qui, comme le chant, m’a maintes fois sauvée et relevée dans les épreuves de ma vie.

    Le rire sans raison, tel que me l’a enseigné le Dr Madan Kataria, créateur de cette méthode qui existe depuis 25 ans, inonde de vibrations heureuses. Tout comme le chant, cette pratique vous porte en transe vers la joie.

    Pour l’anecdote, à chaque fois que le médecin ou les soignants entraient dans notre chambre, ils riaient sur le pas de la porte, comme si un gaz hilarant avait envahi notre chambre !

    Une fois le confinement terminé, je vous invite à vivre l’expérience d’une séance de yoga du rire. Nous sommes nombreux à en animer dans tous les pays du monde. Pour l’instant, nous nous efforçons de partager les bienfaits du rire avec des rendez-vous Zoom.

    J’ai mis en place depuis 3 ans le web’hilare : il s’agit d’un rendez-vous pour rire en ligne, en direct ou en replay. Ce programme a pour objectif d’apporter le rire aux personnes ne pouvant se déplacer pour assister à une séance, pour des raisons géographiques, de maladie ou de handicap.

    Pendant le confinement, j’offre des séances en Facebook live ou sur Zoom pour mon club de rire. Si vous souhaitez vous joindre à nous, faites-moi signe !

    Rester optimiste face à la maladie

    Pour conclure, je reprends les mots de Mamen Garrido, une psychologue et coach espagnole qui affirme que « l’attitude positive est toujours un bienfait pour tous les aspects de la vie, même la maladie ».

    J’ajoute que l’optimisme et la joie n’occultent pas la douleur et la peur. Ces émotions dites négatives doivent être exprimées, entendues et acceptées pour mieux être évacuées et remplacées par une joie salvatrice.

    S’aimer, aimer la vie, aimer les joies simples du quotidien, respecter chaque être vivant, être remplie de joie chaque matin quand j’ouvre les yeux, me dire que chaque jour est une très belle nouvelle journée, accepter et oublier les moments difficiles, chanter, rire, danser… Voici ma recette de la VIE ! Même si je suis imparfaite, je fais de mon mieux avec le meilleur de mon être et de ma volonté.

    Pour terminer, je vous laisse admirer l’illustration ci-dessus, créée par un monsieur que j’apprécie beaucoup, Hervé Bardel, et qui illustre bien mes propos.

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